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À propos de notre système de classification

Après l’inauguration officielle de l’ICCA, l’acquisition des ressources bibliothéconomiques a augmenté rapidement. Nous avons commencé à chercher quel système de classification conviendrait le mieux à notre collection unique. Nous avons conclu qu’il serait opportun que la bibliothèque utilise un système de classification qui ne représenterait pas seulement la collection, mais serait également convivial pour les utilisateurs de la bibliothèque. Le personnel n’a pas tardé à se rendre compte que la Classification décimale de Dewey (DDC) ou la Library of Congress Classification (LCC) seraient d’utilisation difficile en raison du préjugé colonial manifeste dans la façon dont ces systèmes organisent et représentent les sujets autochtones. Il était important que nous utilisions un système centré sur une vision du monde autochtone. Il était évident que ni le système DDC ni le système LCC seraient conformes à la mission de la Bibliothèque de l’ICCA ou à sa collection centrée sur les Cris et les Autochtones. Nous avons finalement choisi la Brian Deer Classification (BDC) en raison de sa flexibilité et de sa simplicité, et parce qu’elle est utilisée partout par des bibliothèques autochtones.

Le Plan de classification du Centre de ressources de l’UCICB et la Brian Deer Classification de la XWI7XWA Library First Nation House of Learning, qui se concentrent toutes deux sur des groupes autochtones de Colombie-Britannique, ont servi de guides pour adapter la BDC à une version centrée sur les Cris pour notre bibliothèque. Des sous-catégories de ces plans de classification ont été copiées et réorganisées, pour faire en sorte que des modifications soient apportées aux vedettes-matières, aux sujets et aux thèmes pour tenir compte au mieux des besoins locaux de notre collection. Pour notre Bibliothèque crie, un aspect très important de ce système de classification est qu’il nous a permis d’utiliser la langue des Cris de la Baie-James, les noms traditionnels et les noms de lieu cris pour classifier nos documents. La BDC est structurée pour identifier des langues spécifiques, des sujets et des thèmes entraînant une plus grande visibilité pour des sujets donnés et une accessibilité plus aisée. Par exemple, nous avions une collection qui s’enrichissait constamment sur les raquettes, qu’il nous fallait inclure dans notre version de la BDC. Nous avons décidé que la meilleure option serait d’ajouter un désignateur de classe dans Culture tangible et matérielle.

La capacité d’ajouter dans la BDC des sujets qui décrivent et organisent adéquatement les documents élimine le besoin de faire entrer « de force » dans la BDC de grandes quantités de matériel dans des sujets limités, de sorte que le résultat final est une représentation exacte intuitive pour les utilisateurs. Ce qui est remarquable à propos de la BDC, c’est qu’il n’y a pas de catégorie stricte pour un livre donné, et que les désignateurs de classe sont adaptables, de sorte qu’ils peuvent être modifiés et ajoutés au besoin. Par exemple, nous avons trouvé un livre sur le sujet du tabac cérémoniel, pour lequel nous n’avions pas de désignation de sujet dans notre version de la BDC. Nous nous sommes rendu compte que ce qui correspondait le mieux dans les catégories existantes était Santé et bien-être – Addiction à l’alcool, aux drogues et au tabac, mais nous avons constaté que ce n’était pas là le désignateur de classe idéal en raison de la sensibilité et de la nature sacrée de ce sujet. Nous avons opté pour l’ajout d’un nouveau désignateur de classe dans la catégorie Culture tangible et matérielle.

Ajouter des désignateurs de classe nous permet de faire de la place pour des livres sur un sujet donné que nous souhaiterions continuer de recueillir. Jusqu’ici nous avons créé près de 50 désignateurs de classe et codes de nom d’auteur dans notre plan BDC personnalisé. Pour simplifier nous avons décidé de n’utiliser les lettres que dans la création de nos codes de nom d’auteur. Le modèle de l’UCICB utilisait aussi bien des chiffres que des lettres, et chaque lettre correspond à un nombre, selon qu’il s’agisse d’une consonne ou d’une voyelle, comme le montre le tableau ci-dessous :

Codes de nom d’auteur BDC après d’autres consonnes
Pour la deuxième lettre :a-de-hi-lm-o
Utiliser le nombre : 3456

Voici comment se présentent nos cotes topographiques :

1. Désignateur de classe (1-6 lettres)
2. Code de nom d’auteur propre à un lieu (le cas échéant)
3. Code de nom d’auteur pour une seule personne (auteur/créateur)
4. Date
5. Numéro de volume (lorsqu’il est présent)
La BDC est semblable à certains égards à la DDC ou à la LCC, utilisant des sujets pour diviser les livres, et des chiffres et des lettres pour créer une cote topographique. La BDC est unique par son utilisation de langage traditionnel et moderne pour classifier des documents, ce qui contribue à assurer une visibilité complète à des sujets spécifiques qui seraient autrement cachés ou disparaîtraient avec la DDC ou la LCC. L’avantage de l’utilisation de la BDC est la possibilité de classifier la collection sous différentes catégories au lieu d’une seule. Pourtant, la BDC présente aussi quelques problèmes, ce que nous avons vite découvert en ajoutant de nouveaux sujets et en apportant des modifications à notre plan de classification. Même avec la langue adaptée et la vision autochtone de la BDC, nous avons rencontré des obstacles quand nous avons essayé de cataloguer un livre sur l’inuktitut, ce qui nous a amenés à retirer une division antérieure que nous avions établie entre Québec et non-Québec. Après avoir réexaminé toute la section sur les langues, nous avons découvert que sous (code de nom d’auteur à confirmer) Langue-algonquien-cri; (encore une fois cette section ne comportait pas de liste de dialectes dans l’édition de l’UCICB) notre version comportait des livres mixtes en cri de l’Est, en cri des Plaines et en d’autres dialectes. Le montagnais-naskapi était dans sa propre catégorie, loin de la langue crie (code de nom d’auteur à confirmer) avec des groupes linguistiques non apparentés. Pour résoudre ce problème, nous nous sommes débarrassés du code de nom d’auteur à confirmer, et avec l’aide d’un expert de la langue crie, nous avons réorganisé la section linguistique dans une catégorie révisée. Nous en avons tiré la leçon précieuse de l’importance de disposer d’une personne connaissant la langue crie pour catégoriser correctement la section linguistique, afin que nous puissions organiser notre système de classification autour de cet arrangement. Nous avons également appris qu’il était nécessaire de disposer d’une personne ayant une compétence culturelle locale et une expérience des aspects sociaux de communautés et de groupes autochtones spécifiques pour organiser convenablement la collection.

La BDC a fourni à la bibliothèque des fondations pour créer un système de classification sur mesure convenant à notre collection. Nous sommes très satisfaits de la façon dont fonctionne la BDC pour la bibliothèque, et nous n’avons pas rencontré de difficultés majeures depuis que nous avons commencé à l’utiliser. Nous en sommes encore au stade de l’apprentissage, mais nous commençons à corriger avec assurance les erreurs mineures, et maintenant que nous connaissons mieux la collection nous reconnaissons de petites inefficacités dans le sujet et les sous-titres qui peuvent être facilement ajustées. Nous en sommes actuellement à la troisième année de la mise en oeuvre de Brian Deer, sous ma supervision, avec l’aide de personnes embauchées sur une base contractuelle. Nous avons catalogué et classifié un nombre substantiel de livres de bibliothèque couvrant de nombreux sujets (Index des sujets), d’Anthropologie et d’Archéologie à Droits et Droits de propriété et Culture intangible et Littérature, entre autres. L’utilisation de la BDC pour la collection de notre bibliothèque permet une vaste disposition modernisée classifiée de manière à montrer la diversité et la portée du savoir autochtone.

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Vous cherchez des activités à combiner avec une visite d’Aanischaaukamikw? Ces sites Web peuvent vous aider à planifier une excursion dans Eeyou Istchee/Baie-James.

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Tourisme Baie-James : tourismebaiejames.com

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À propos d'Oujé-Bougoumou

Oujé-Bougoumou est une communauté de 900 Cris située près de Chibougamau, dans le nord du Québec. Elle s’est mérité un prix des Nations Unies. Construite au cours des années 1990, sur les plans de Douglas Cardinal, éminent architecte des Premières Nations, Oujé-Bougoumou s’est inspirée de la vision d’Aînés de la fin du siècle dernier qui souhaitaient former de nouveau une communauté après des décennies de dispersion et de relocalisations forcées. 

La communauté offre un éventail de services, dont des locaux pour la Bande et le Conseil, un centre de soins de santé, l’école primaire Waahpitiewewan, la Capississit Lodge, un dépanneur bien approvisionné, un village culturel, un aréna de hockey de compétition, etc.

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